Quel avenir pour la Genève internationale ? L’inclusion doit prendre part au débat

Groupe de personnes discutant devant un bâtiment évoquant la Genève internationale, avec une participante en fauteuil roulant. Illustration générée par IA.

Le 11 novembre 2026, l’Institut de Genève organisera à l’Université UMEF, au Château d’Aire, une conférence autour d’une question décisive : quel avenir pour la Genève internationale dans un monde marqué par les conflits, le protectionnisme et la remise en cause du multilatéralisme ?

Fondé par le chercheur Samir Atbane, l’Institut de Genève propose d’examiner les défis qui pèsent sur les organisations internationales installées dans notre canton. Les difficultés financières, les suppressions d’emplois et leurs conséquences sur l’action humanitaire s’ajoutent aux crises climatiques et sanitaires, aux tensions entre grandes puissances et aux questions soulevées par l’intelligence artificielle.

Le programme ne s’arrête pas au constat. Il prévoit aussi une réflexion sur le rôle du Canton et de la Confédération, les partenariats, le financement des projets internationaux et l’évolution des organisations. Cette initiative de l’Institut de Genève ouvre un débat utile : comment préserver la capacité de Genève à agir et à rassembler, tout en répondant aux besoins du monde actuel ?

Mon point de vue : donner une place à celles et ceux que les décisions concernent

À mes yeux, une réponse doit traverser toutes ces discussions : l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Dans une guerre, une catastrophe climatique ou une crise sanitaire, les obstacles à l’information, aux déplacements et aux soins peuvent devenir encore plus graves. Dans le même temps, les décisions prises pour répondre à ces crises se construisent trop souvent sans la participation des personnes concernées.

La Genève internationale a l’occasion de montrer l’exemple. Cela suppose des lieux et des transports accessibles, mais aussi des informations compréhensibles, des outils numériques utilisables par tous et une véritable place dans les débats et les décisions. Inviter les personnes en situation de handicap à participer dès le départ permet de concevoir des réponses plus justes et plus efficaces pour chacun.

Je salue donc l’initiative de l’Institut de Genève. Cette conférence peut contribuer à faire émerger des solutions pour l’avenir. J’aimerais que l’inclusion y soit considérée comme une question centrale, à la hauteur des ambitions de Genève en matière de droits humains.

La Genève internationale de demain sera plus forte si elle écoute aussi celles et ceux dont la voix reste trop souvent à la porte des salles de décision.

Djamel Bourbala

Source : programme de la conférence « Désordre international, protectionnisme, remise en cause du multilatéralisme : quel avenir pour la Genève internationale ? », Institut de Genève, 11 novembre 2026.


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