13 000 startups L’innovation algérienne en marche

L’Algérie n’attend plus la permission , elle construit son propre futur numérique.

Long illuminated bridge over water connecting two city skylines labeled Continent A and Continent B at dusk
A glowing bridge spans a harbor, linking two vibrant city skylines at dusk.

On a longtemps parlé de l’Afrique et de l’Algérie au futur. « Ça va décoller », « le potentiel est là », « l’avenir est prometteur ». Ces phrases, je les ai entendues pendant des années. Elles avaient un goût de patience imposée, comme si nous devions attendre qu’un signal vienne d’ailleurs pour nous autoriser à avancer.

Aujourd’hui, en ce début d’année 2026, je veux le dire clairement : l’attente est terminée. L’Algérie ne demande plus la permission d’être un acteur majeur du numérique mondial ; elle le devient, jour après jour, par la volonté de sa jeunesse et la concrétisation de projets structurants.

La fin de la dépendance technique

Pendant trop longtemps, notre inclusion numérique a été bridée par une dépendance aux infrastructures tierces. Nos données transitaient par des routes détournées, nos connexions dépendaient de câbles vieillissants. Mais le paysage a radicalement changé. Avec l’arrivée de nouveaux câbles sous-marins de dernière génération, comme le projet Dunant qui relie directement l’Algérie à l’Europe, nous ne gagnons pas seulement en vitesse. Nous gagnons en souveraineté.

Pour moi, l’inclusion, c’est d’abord cela : la capacité de maîtriser ses propres outils. Ce câble n’est pas qu’un tuyau de fibre optique ; c’est une autoroute de dignité numérique. Il permet à une startup d’Annaba ou d’Alger d’héberger ses données critiques sans subir les latences d’autrefois ni les regards indiscrets. C’est la condition sine qua non pour que l’entrepreneuriat local ne soit pas une simple sous-traitance déguisée, mais une véritable création de valeur ajoutée.

13 000 startups : la preuve par le nombre

Les chiffres récents parlent d’eux-mêmes : plus de 13 000 startups sont désormais actives en Algérie. Ce n’est pas une statistique froide. Derrière chaque numéro, il y a un jeune, souvent une jeune femme, qui a refusé la fatalité du chômage pour inventer son propre poste. Lors du récent Sommet panafricain de la transformation numérique à Alger, j’ai vu cette énergie. J’ai vu des développeurs, des agronomes, des logisticiens qui ne regardent plus vers le Nord avec envie, mais vers le Sud avec solidarité.

Ces entrepreneurs ne cherchent pas à copier des modèles européens. Ils innovent pour résoudre des problèmes africains : la gestion de l’eau, la logistique du dernier kilomètre, la fintech pour les non-bancarisés. C’est ça, la véritable inclusion : créer des solutions qui nous ressemblent, pour nos réalités.

Mon engagement pour une inclusion réelle

Pourquoi je prends la parole aujourd’hui sur ce sujet ? Parce que je crois que l’inclusion ne se décrète pas dans des rapports internationaux. Elle se vit. Elle se construit en refusant les raccourcis.

Mon engagement, à travers ce site, est de donner la parole à cette Algérie qui bouge. Je ne veux pas parler de « pays émergent » comme on parle d’un dossier en attente. Je veux parler d’un partenaire exigeant, créatif et indispensable.

L’inclusion de l’Afrique dans l’économie mondiale ne se fera pas par la charité ou l’aide au développement traditionnelle. Elle se fera par le commerce équitable, par le transfert de compétences respectueux et par la reconnaissance de notre souveraineté technologique.

Vers un partenariat d’égal à égal

L’Europe, et la Suisse en particulier avec son expertise en matière de données sécurisées, a tout intérêt à regarder l’Algérie non pas comme un marché à conquérir, mais comme un laboratoire d’innovation. Nous avons les talents, nous avons désormais les infrastructures. Ce qu’il nous faut, c’est de la confiance et des partenariats clairs.

Dans les semaines à venir, je continuerai à explorer sur ce site les facettes de cette inclusion : le rôle des femmes qui portent cette révolution, les défis de la formation, et comment nous pouvons ensemble bâtir un écosystème où la donnée africaine reste maîtise par les Africains.

L’Algérie est prête. L’Afrique est prête. La question n’est plus de savoir si nous allons émerger, mais avec qui nous allons construire. Je choisis de construire avec ceux qui nous respectent. Et vous ?



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